Réunie le 24 mai, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale s’est penchée «sur une pratique particulière, qui a suscité des réactions contrastées, parfois virulentes, celle de la constitution de bassines agricoles», selon les mots de Jean-Marc Zulesi, député Renaissance et président de la commission. Les députés ont reçu Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, Antoine Gatet, vice-président de FNE, et Alexis Guipart, membre du réseau «eau» de FNE. Au cours de ces discussions, deux visions opposées de la gestion de l’eau se sont affrontées. Pour Sébastien Windsor, les réserves «sont alimentées par un captage en hiver, à des périodes de crues (…) ce qui se traduit souvent par une amélioration d’un point de vue environnemental». Une vision que ne partage pas Alexis Guipart, pour qui «l’eau surabondante en hiver est une vue de l’esprit», précisant son importance pour les milieux. Reste que pour Sébastien Windsor, «si demain, on ne cultive pas les fruits et les légumes chez nous», ce sera «l’eau qui vient d’ailleurs que l’on importera dans nos rations alimentaires». Pour les représentants de FNE, les «déséquilibres quantitatifs» en eau dans les territoires ne sont pas dus aux fruits et légumes mais à la «maïsiculture intensive», qui utilise 20% de l’eau dédiée à l’agriculture.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…