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Betterave: en congrès, la CGB se prépare à un agenda réglementaire chargé

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«Dans les prochains mois, l’agenda réglementaire est chargé», a prévenu Franck Sander, président de la CGB (betteraviers, FNSEA), lors de l’assemblée générale des planteurs le 8 décembre. Au niveau européen, les betteraviers continuent de dénoncer le projet «funeste» de révision de la directive sur l’utilisation durable des pesticides. Plusieurs textes pourraient également, dans leur rédaction actuelle, mettre à mal la filière biocarburants. Dans la révision de la directive européenne sur les énergies renouvelables, regrette Franck Sander, la Commission ne porte «aucune ambition sur les biocarburants conventionnels». De même, invite-t-il, la réglementation sur les émissions de CO2 devra «donner leur chance aux véhicules thermiques et hybrides», tandis que le projet de révision de taxation sur les énergies «ne devra pas nier le caractère renouvelable des biocarburants». Au niveau national, le dossier le plus urgent reste celui des néonicotinoïdes. «Nous n’avons pas encore les garanties suffisantes pour nous en passer en 2023», prévient Franck Sander. En parallèle de la dérogation en cours d’examen, la CGB prépare donc une «stratégie de filière» visant à examiner l’ensemble des solutions, dont certains outils chimiques n’étant pas étudiés par le PNRI.