«Il faut augmenter de quatre euros le prix de la betterave au kilo pour permettre aux betteraviers de se passer de pesticides», a déclaré sur France Info le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod le 8 février. La Coordination rurale, quant à elle, demande aux industriels de fournir aux betteraviers «les prix avant d’emblaver les terres», a précisé sa présidente Véronique Le Floc’h sur l’antenne de France Inter le 9 février. Et d’ajouter que la CR souhaite un retour au système de quotas qui encadrait le secteur sucrier européen avant le 1er octobre 2017. Concernant la «souveraineté alimentaire», la Conf’ estime qu'il n'y a «aucun risque» à interdire les néonicotinoïdes mais «plutôt un risque pour la balance commerciale française», l’Hexagone étant «une grande exportatrice de sucre». «Les industriels encouragent une course aux volumes sur les marchés européen et mondial par une baisse systématique des prix poussant à produire toujours plus», soutenait la Conf’ dans un communiqué de presse publié fin janvier. Parallèlement, Nicolas Girod précise que les pollinisateurs, «condamnées par les néonicotinoïdes», sont nécessaire pour les filières maraîchère et horticole. Il pointe «une contradiction à vouloir continuer à produire avec ces néonicotinoïdes» alors que l’on «importe plus 50 % de fruits et légumes pour notre consommation en France».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…