À l'occasion de la Journée mondiale des toilettes le 19 novembre, la Fnab (producteurs bio) s'est associée au Réseau de l'assainissement écologique (RAE) pour mettre en avant l'intérêt des excrétats humains, notamment en agriculture biologique, où leur utilisation fait face à un « flou juridique ». « Le cahier des charges bio n'autorise pas clairement l'utilisation des excrétats humains. Cependant, les principes de la bio d'utilisation de matières organiques, de recyclage des nutriments, etc. sont en phase avec cette pratique », explique-t-on à la Fnab. Pour lever ce flou, le syndicat demande « l'ajout d'une entrée dans la liste des engrais utilisables en bio », une position qu'elle souhaite faire endosser par la France au niveau européen. Le dossier n'est pas porté dans le cadre de l'exercice de simplification du règlement bio poussé par le commissaire à l'Agriculture Christophe Hansen, mais dans le cadre d'une « modification de routine », précise la Fnab. En septembre 2024, un premier point d’apport volontaire d’urine a été installé dans les Hauts-de-Seine à destination d'une exploitation bio de 60 ha située dans le Loiret. Baptisé « Enville » et porté par le programme « Ocapi » de l’école d’ingénieurs des Ponts et chaussées, le projet vise à transformer l’urine en engrais. L’urine collectée est stockée dans une cuve de 300 litres, puis maturée pour permettre son utilisation comme fertilisant.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…