Dans un rapport publié le 9 octobre en collaboration avec la société de consulting britannique Cerulogy, l’ONG Transport et environnement (T&E) estime que la production mondiale de biocarburants émet « 16 % de CO2 en plus par rapport aux carburants fossiles ». En 2025, les surfaces de cultures (soja, palme, maïs, canne à sucre, etc.) dédiées à leur fabrication s’élèvent à 32 Mha dans le monde, répondant à seulement 4 % des besoins en énergie pour les transports, rapporte T&E en se basant sur les données de la Banque mondiale. La demande est attendue en augmentation de 40 % d’ici à 2030, engendrant un besoin de hausse de surfaces de 60 % (à 52 Mha), conduisant à une déforestation intense, d’après l’ONG. Le débat autour de l’utilité des biocarburants fait rage actuellement, sachant que ses défenseurs estiment que les détracteurs des biocarburants de première génération ne prennent pas suffisamment en considération leurs avantages : production de tourteaux pour l’alimentation des animaux, de coproduits nécessaires à la chimie, etc. En France, une étude de la DGE (ministère de l’Économie) publiée en juillet s'était montrée très critique envers le B100 (biodiesel contenant 100 % d’huile végétale), provoquant l’ire du syndicat des transporteurs routiers (FNTR).
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