Dans un communiqué du 17 juillet, le groupe Suez et la start-up Seabex, spécialisée dans l’optimisation de l’irrigation et de la gestion des ressources agricoles, ont annoncé la signature d’un partenariat visant à « expérimenter les bénéfices agronomiques du biochar dans plusieurs exploitations du Loiret ». Pour rappel, le biochar, matière ressemblant au charbon, est issu de la pyrolyse à haute température de biomasse, sans oxygène. Il est utilisé comme amendement, à des fins de restauration des sols agricoles. Suez se chargera de fournir le biochar, tandis que Seabex mettra à disposition ses outils d’analyse, de suivi et d’aide à la décision. L’expérimentation débutera en septembre prochain, pour une durée de cinq ans. Le nombre d’exploitations concernées n’a pas été dévoilé. D’autres acteurs participeront à l’étude. Suez sera par exemple accompagné par Terrial, acteur national majeur des amendements organiques. De son côté, Seabex s’appuiera sur l’expertise de la chambre d’agriculture du Loiret. En France, le marché du biochar reste embryonnaire, freiné par des coûts de production élevés liés à une biomasse limitée, et un manque de reconnaissance de la part des institutions publiques, telles que l’Ademe.
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