Lors d’une conférence de presse à Paris le 3 février, la Collective du Bioéthanol a annoncé une hausse de la consommation française de carburant contenant de l'éthanol, ou bioéthanol (produit à partir de betterave, de blé ou de maïs), de 15 % entre 2024 et 2025, atteignant 19 millions d’hectolitres (Mhl). La raison invoquée : la hausse de la consommation d’essence globale de 5,6 % annuellement, qui représente désormais 33 % de parts de marché, le restant étant occupé par le diesel. De son côté, la demande d’E85 (carburant contenant 85 % d’éthanol), ou superéthanol, se stabilise à 860 000 m3 environ. La filière se montre assez optimiste quant à l’avenir, saluant les récentes évolutions réglementaires européennes et françaises. Au niveau européen, la Commission a décidé le 16 décembre de proposer un texte autorisant le moteur thermique post 2035 pour les véhicules neufs, alors que le texte précédent imposait le tout électrique. Un bémol néanmoins : les biocarburants conventionnels (ou de première génération) ne génèrent pas de crédits CO2 pour les constructeurs automobile, le projet limitant cette faculté à ceux produits à partir de déchets/résidus et l’efuel. La Collective du Bioéthanol prévient qu’elle travaille afin de modifier cette position. Au niveau français, elle salue le retrait de la hausse de la taxation du superéthanol dans la loi de finance 2026.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La pomme française, à la peine sur tous les fronts
Longtemps premier fruit consommé en France, la pomme perd du terrain sur tous les fronts. Entre 2010 et 2025, les…
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés
La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes…
Porc : Cirhyo prend ses marques au Marché de Plérin
Depuis son communiqué du 16 avril annonçant la présentation d’un premier lot de Cirhyo au Marché du porc…