Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie, estime qu’il faut accélérer la mise en service des unités de biométhane qui ont déjà obtenu leur autorisation, dans une interview parue dans le quotidien Les Échos du 7 mars (article payant). «Il faut (...) libérer plus vite tout le potentiel du biométhane, issu des matières premières de l'agriculture française. En termes d'autonomie, il n'y a rien de mieux», déclare-t-elle. L'an dernier, «la France a produit six térawattheures de gaz vert, l'équivalent de six navires méthaniers de GNL. C'est du concret!», précise-t-elle. Même si la contribution du biométhane ne remplacera pas tout le gaz russe, «le biométhane peut apporter sa pierre à l'édifice». «Nous devons aussi accélérer les projets solaires et éoliens en fin de construction, débloquer administrativement nombre de dossiers qui traînent et sont disponibles», ajoute la directrice générale d’Engie. Elle indique que l'énergéticien français se prépare à l'éventualité d'une coupure totale des importations de gaz russe, qui entraînerait un «choc de prix sans précédent» à l’hiver 2022-2023, tant pour les industriels que les particuliers.
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