Les exportations et les utilisations domestiques de blé tendre sont attendues en hausse pour 2023-2024, a expliqué FranceAgriMer lors d’un point presse sur les marchés céréaliers, le 12 juillet. Concernant le marché extérieur, la baisse des envois vers les pays tiers (-5%) – notamment vers la Chine et face à la concurrence des céréales russes – serait rattrapée par la hausse des exportations vers l’Union européenne (+22%). Les envois de blé tendre, mais aussi d’orge, vers l’Espagne et le Portugal sont attendus en forte hausse, en lien avec les mauvaises récoltes dans ces pays. Les exportations de blé tendre devraient progresser au global de 5,5%, à 17,5 Mt. Sur le marché intérieur, la demande devrait également être soutenue. La meunerie anticipe une hausse de la demande liée à la tenue à Paris des Jeux olympiques à l’été 2024. L’événement sportif devrait également augmenter les besoins des malteries en orge. Pour l’alimentation animale, la demande resterait stable: la reprise des filières volailles à l’issue du sévère épisode de grippe aviaire de 2021-2022 devrait compenser la décapitalisation en cours en bovin et porcin. Selon les premières projections, la production de blé tendre, estimée à 35 Mt, augmenterait de 3,9% cette année par rapport à 2022. Le stock final devrait s’établir à 2,7 Mt, en baisse de 125 000 t par rapport à 2022-2023.
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