La situation environnementale au Brésil est «bien pire que ce que nous imaginions», affirme à l’AFP Marina Silva, la nouvelle ministre de l’Environnement, pour qui la préservation de l’Amazonie ne pourra se faire qu’avec la coopération des pays étrangers. L’atteinte de l’objectif d’une déforestation zéro à l’horizon 2030 réaffirmé par Lula, «ne sera pas facile […] mais nous allons essayer de rattraper le temps perdu». Pour montrer les méfaits de la déforestation, «nous allons investir dans les biotechnologies, le tourisme, l’agriculture à faible émission carbone et dans d’autres sources de revenu», promet Marina Silva. Se défendant d’atteindre un Brésil «vert» en quatre années, la ministre espère «arriver à la Cop30 en 2025 comme un pays qui remplit ses devoirs», alors que le pays a proposé d’accueillir la conférence de l’ONU sur le climat à Belem, aux portes de l’Amazonie. Mais Brasilia ne pourra pas faire de miracles sans aide internationale, avertit-elle. En plus de l’Allemagne et de la Norvège, «nous sommes en discussion avec le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et de nombreux autres pays qui peuvent abonder le Fonds Amazonie».
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