A l’issue du Comité interministériel des outre-mer (Ciom) le 18 juillet, Matignon a annoncé que la canne à sucre sera désormais considérée comme une «culture mineure» dans le cadre de l'encadrement des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytosanitaires. Ce classement «facilitera les demandes d'extension d'usage à la canne à sucre des produits phytosanitaires autorisés pour une culture majeure, comme le maïs, dans l'Hexagone», indique Arnaud Martrenchar, délégué interministériel à la transformation agricole des outre-mer à Agra presse. Ce changement sera opéré à l'occasion de la révision du catalogue national des usages phytopharmaceutiques, dont la publication était attendue «dans les prochaines semaines», expliquent les services de la Première ministre. La canne rejoindra par exemple le chanvre, le houblon ou le riz dans cette liste. En début d'année, les planteurs de canne ont obtenu la mise en place d'un nouveau type d’aide, en Guadeloupe, Martinique et Réunion, qui sera versée, non pas au tonnage, mais à la surface. Pour rappel, le prix de la canne livrée par les producteurs aux sucreries se compose de la part payée par l’industriel à laquelle s’ajoutent déjà des subventions dont «l’aide à la garantie de prix» (AGP), versée par l’État.
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