Huit mairies représentant plus de 3,5 millions d'habitants, dont Paris et Lyon, ont temporairement banni le thon des menus de leurs cantines scolaires pour « faire cesser l'exposition des enfants au mercure », un métal neurotoxique, ont-elles annoncé le 28 août. En octobre 2024, les ONG Bloom et Foodwatch avaient alerté sur la contamination du thon au mercure après avoir fait tester aléatoirement 148 boîtes de thon en conserve par un laboratoire indépendant. L'étude avait montré que 100 % des boîtes testées étaient contaminées au mercure, classé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique. Critiquant l'absence de mesures prises depuis cette étude, les villes signataires, dont font aussi partie Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), Bègles (Gironde), Grenoble, Lille, Montpellier et Rennes, ont décidé « de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires ». « Les entreprises respectent la règlementation en vigueur et aucun produit mis sur le marché ne dépasse le seuil réglementaire de 1 mg/kg », a réagi dans un communiqué la Fiac (fabricants d'aliments en conserve), estimant que le protocole utilisé par l'étude de Bloom « ne semble pas respecter les normes en vigueur, ce qui expliquerait de tels écarts ».
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