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Céréales bio : l'interprofession céréalière défend une «pause» des conversions

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À la veille d’une réunion des acteurs de la bio avec les services du ministère de l'Agriculture pour évoquer le futur plan ambition bio, l’interprofession céréalière estime nécessaire «de faire une pause dans les conversions pour consolider l’existant», indique à Agra presse Emmanuel Leveugle, vice-président de la commission bio d’Intercéréales. Si le précédent plan Ambition bio 2018-2025 fixait un objectif de 18% tous secteurs à l’horizon 2025, seuls 6,45 % de la surface en grandes cultures étaient certifiés bio ou en conversion en 2021 (Agence bio). Et alors que le Green deal européen pourrait renforcer l’objectif national jusqu’à 25% de SAU bio à l’horizon 2030, «il faut avant tout assurer une cohérence entre les objectifs politiques et l’économie des filières», défend Emmanuel Leveugle. La dernière note de conjoncture de FranceAgriMer sur les céréales bio, rappelle-t-il, évoque notamment «un excédent exportable supérieur aux années précédentes» pour la récolte 2022. Et en 2023, avec des conditions hivernales plutôt favorables, des surfaces certifiées en augmentation du fait des conversions, «les stocks pourraient augmenter», redoute Emmanuel Leveugle. Invitant négoces et coopératives à contractualiser, l’interprofession étudierait actuellement la possibilité de déclasser une partie de la production dès la récolte, pour un volume qui pourrait atteindre jusqu’à 15 ou 20% du total selon la campagne.