Pour limiter la hausse du prix du pain en Argentine, sur fond d’envolée des cours mondiaux du blé, le gouvernement argentin a annoncé, le 5 mars, qu'il subventionnera le prix d’achat des meuniers avec des fonds prélevés à l’export aux frais des céréaliers. Concrètement, le gouvernement a gelé par décret le prix d’achat du blé effectué par les meuniers à une valeur de 23 000 pesos argentins la tonne. Soit l’équivalent de 97,87 euros au taux libre du marché des changes, ou 191,66 euros au taux officiel de la Banque centrale argentine. Le cours du blé physique à la Bourse de Rosario était, le 9 mars, de 34 180 pesos la tonne (145 euros au taux de change libre, ou 284 euros au taux officiel). La mesure porte pour l'instant sur un quota de 800 000 tonnes de blé issues de la dernière récolte, mais le dispositif pourrait être appliqué jusqu’en 2024, selon le décret. Concrètement les meuniers argentins continuent de payer leurs fournisseurs de blé au prix du marché, mais ils percevront dorénavant une subvention publique compensant la différence. Cette subvention serait financée par les exportateurs de blé basés en Argentine. En conséquences, les exportateurs répercuteront cette charge sur le prix d'achat du blé argentin, ce qui provoque la colère des agriculteurs.
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