«À court terme, l’heure est à la détente sur la plupart des marchés, notamment agricoles» même si le phénomène El Niño menace, a déclaré Philippe Chalmin, professeur d'histoire économique à l'Université Paris-Dauphine à l’occasion de la présentation, le 23 mai, du 37e rapport du Cyclope, ouvrage annuel d’une soixantaine d’auteurs sur les marchés mondiaux de matières premières. Évoquant une accalmie «entre deux tempêtes», il précise que les années 2023 et 2024 devraient offrir «d’excellentes perspectives» de récoltes. Le 18 mai, le Conseil international des céréales (CIC) a ainsi estimé la production mondiale de céréales à «un record absolu» de 2,3 Md t en 2023-2024. Au regard d’une production mondiale abondante et d’une faible réduction des stocks mondiaux, «les prix n’ont pas de raison de croître derechef», selon François Luguenot, analyste sur les marchés céréaliers. Pour rappel, les prix du blé meunier ont quasiment été «divisés par deux» en un an. À moins de 225 €/t, on est aujourd'hui bien loin du prix record de 438 €/t de mi-mai 2022. Reste qu’il existe « une crainte » concernant le retour du phénomène météorologique El Niño «qui semble se confirmer», selon Philippe Chalmin.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…