FranceAgriMer réévalue à la hausse ses prévisions à l’export de céréales françaises, dans un contexte « très volatil » en plein conflit russo-ukrainien, a indiqué le 9 mars l’établissement national. Concernant le blé tendre, 9,7 Mt (+800 000 t par rapport à février) sont prévues vers les pays tiers en 2021-22, un chiffre «amené à être révisé». Cela tient compte des demandes de grands importateurs souhaitant «compenser des pertes de volumes» liées à la guerre en Ukraine, a expliqué Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre. Le marché mondial est actuellement privé de 12 à 14 Mt de blé russes et ukrainiens, selon lui. Des pays comme l’Algérie, l’Egypte semblent «particulièrement vulnérables pour le bon approvisionnement de la population». Une situation qui pousse l’Egypte à vouloir assouplir son cahier des charges, afin de diversifier ses pays fournisseurs, d’après Marc Zribi. De leur côté, les opérateurs français se montrent «actifs sur toutes les destinations du Maghreb et du Moyen-Orient pour proposer des offres». En maïs, 5,05 Mt d’exportations tricolores (+220 000 t par rapport à février) sont annoncées vers l’UE en 2021-22. L’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, privés de fournisseur ukrainien, se reportent vers l’origine française.
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