Dans un communiqué du 18 novembre, la start-up française Amoéba et le groupe agrochimique suisse Syngenta annoncent avoir signé un protocole d’accord « visant à développer et commercialiser des solutions de biocontrôle novatrices pour les marchés de l'Union européenne et du Royaume-Uni ». Les entreprises prévoient ensuite de « négocier un accord de distribution définitif » d’ici le printemps 2026. L’accord porte sur des bio-fongicides visant à lutter contre « les principales maladies du blé » : septoriose du blé et rouille jaune. La première touche « environ 9 à 12 Mha de blé », avec des chutes de rendement de 5 à 50 % (entraînant des pertes de 1,5 Md€ « rien qu’en Allemagne »), selon le communiqué. Quant à la rouille jaune, elle « peut réduire les rendements de 10 à 70 % et même entraîner une perte totale des récoltes pour les variétés sensibles », préviennent les partenaires. Ces solutions de biocontrôle seront produits à partir de lysat d’amibes, la spécialité d’Amoéba, qui « présente un fort potentiel pour faire évoluer la protection biologique des cultures », selon le communiqué. Fin octobre, Amoéba avait aussi présenté un bio-fongicide pour la vigne (mildiou et oïdium), pour lequel il espère bientôt une homologation « fin 2025 ou début 2026 ».
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