Les restrictions de trafic sur le canal de Panama, par suite de la sécheresse, devraient entraîner des répercussions sur les flux mondiaux en céréales et en fruits, souligne une récente étude de la Rabobank. L’autorité gestionnaire a annoncé le 24 août que l’accès au canal serait réduit à nouveau pendant un an en raison du manque de pluie et du phénomène El Niño, à moins qu’en septembre les pluies soient suffisantes pour recharger les bassins hydrographiques des lacs Alajuela et Gatun qui approvisionnent le canal et la moitié de la population de Panama. L’impact de ces dispositions serait multiple : restrictions de réservations, délais plus longs, coûts plus élevés. Le Pérou serait la première victime des restrictions de trafic : l'exportation de myrtilles commence en septembre, avec un pic aux mois d'octobre, novembre et décembre. Les exportations des autres fruits (mangues, raisins, et agrumes) culminent vers janvier de l’année suivante. Cela toucherait aussi les exportations céréalières des Etats-Unis vers l’Asie (plus de 26 % de son soja et 17 % de son maïs passent par le canal). «Si la situation se détériore d'ici octobre, cela pourrait créer des opportunités sur l’Asie pour le Brésil».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…