L’industriel du rayon charcuterie-traiteur Fleury Michon a vu son chiffre d’affaires annuel fléchir à 807 millions après avoir baissé ses prix en 2024, tandis que ses marges ont souffert de l’augmentation des coûts du poulet, ce qui le pousse à la prudence pour 2025. Le bénéfice net a de son côté été gonflé à 47,8 millions d’euros par une plus-value de 39 millions d’euros liée à la cession de ses parts dans Platos Tradicionales. Mais en dehors de cet élément, il se contracte légèrement, selon un communiqué publié le 8 avril. Dans le détail, les ventes en grandes et moyennes surfaces françaises - 672 millions d’euros, soit plus de 80% du chiffre d’affaires - ont baissé de 4,7% en valeur, le groupe ayant procédé à «des ajustements tarifaires à la baisse en charcuterie en lien avec la loi Egalim». Les volumes vendus ont en revanche augmenté pour la charcuterie, les tranches végétales et les plats cuisinés tandis que le surimi a plongé en raison de la météo et de l’inflation des produits de la mer, explique à l’AFP le directeur financier Philippe Teisseire. Si les coûts de production (énergie, emballages) ont globalement baissé, ceux du poulet ont augmenté avec une offre «très faible, affectée surtout par les épidémies en Europe de l’Est» et cela a pesé sur le résultat opérationnel courant, qui passe de 23 millions à 12,3 millions en 2024.
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