Dans une note parue le 30 mai, le service de statistique du ministère de l'Agriculture estime, au 1er mai, que la récolte nationale de chou-fleur 2022-2023 passera sous la barre des 200 000 tonnes, à 183 000 tonnes, soit une baisse «historique» de 23% sur un an et de 24% par rapport à la moyenne 2017-2021. Ce recul tient à la fois de la «très forte baisse» des surfaces (-19%) et des vagues de froid «qui ont pénalisé les rendements en février et mars. Cette baisse affecte les deux principaux bassins de production, et «plus particulièrement» le bassin Ouest (Bretagne et Basse-Normandie), dans lequel les surfaces chuteraient de 20 % sur un an, indique la note Agreste. Du fait du manque de volumes, les prix ont été dans l'ensemble très élevés, à l'exception de la fin de l'automne dont la douceur a bridé la consommation. En plus du manque de surfaces, les prix de la campagne ont bénéficié de la demande à l'export, boostée par la sécheresse qui a sévi dans les pays du sud de l’Union européenne, habituels concurrents.
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