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Climat: les puits de carbone d'Europe de l’Est se rétrécissent notamment par l’agriculture

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L’absorption nette de carbone du secteur LULUCF (affectation des terres, foresterie) en Europe de l’Est a baissé d’environ 52% sur la période 2010-2019, selon une étude publiée le 3 juillet dans le journal scientifique Communications Earth & Environnement (Nature). L’Est de l’Europe -dont la Russie- représente 78% du puits de carbone de la biomasse aérienne du Vieux continent (environ 0,41 gigatonne de carbone par an). Si la baisse de l’humidité du sol (en lien avec le changement climatique) est un facteur majeur, l’utilisation et la gestion des terres expliquent aussi ce rétrécissement du puits de carbone. L’étude pointe «un effet de saturation» de la repousse de végétation ligneuse (bois, forêt) sur d’anciennes terres agricoles, abandonnées depuis la fin de l’URSS. Cet effet a deux causes possibles, explique la chercheuse Karina Winkler à Agra Presse: le fait que les forêts vieillissantes stockent naturellement moins de carbone que les forêts émergentes; et le fait que certaines terres abandonnées, encore officiellement agricoles, ont pu être re-cultivées. A cet «effet de saturation» s’ajoutent la hausse de la récolte de bois notamment en Russie, et les sécheresse en forêt plus fréquentes.