«Les prochains 12-18 mois devraient être assez exceptionnels en termes de températures», prévient Cathy Clerbaux, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de l'observation de l'atmosphère par satellite, dans une note publiée le 10 août dans le média The Conversation. La raison: «un alignement de phénomènes locaux et globaux qui se combinent». D'abord, parce que les gaz à effets de serre ont continué de s'accumuler à un niveau qui «conduirait déjà à une augmentation moyenne de +1,5 °C s’il n’y avait pas les aérosols pour tempérer un peu (-0,3 °C)». Et le contenu total en aérosol est par ailleurs en diminution (véhicules moins polluants). Ensuite, l'activité solaire - qui suit un cycle principal de onze ans - «approche de son maximum», ce qui conduit à une augmentation de 0,1 °C. D'autre part, l'éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga en janvier 2022 contribuera «à réchauffer légèrement la surface terrestre», pour une période et selon une intensité «difficiles» à évaluer. Enfin, après trois années en régime La Niña «un évènement El Niño est en train de s’installer». Selon la chercheuse, l'augmentation de 1,5 °C en moyenne globale, soit la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris sur le climat, «pourrait être dépassée sans attendre 2030».
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