En Allemagne, la cour d’appel de Hamm a reconnu le principe d'une responsabilité mondiale des énergéticiens dans les dommages liés au changement climatique, où qu'ils se produisent, le 28 mai. C’est un précédent juridique crucial, selon les défenseurs de l'environnement. Pour rappel, l'audience en mars opposait un paysan péruvien au géant de l’énergie RWE, le premier demandant au second de réparer les effets du changement climatique sur son terrain, menacé d’inondation selon lui. Bien que la plainte ait été rejetée en l’espèce, car « la collecte de preuves a montré qu'il n'y avait pas de danger concret pour son terrain », selon un communiqué du tribunal, ce dernier lui a donné raison au plan du principe. Si un risque est établi, « l'émetteur de CO2 peut être tenu de prendre des mesures » pour empêcher qu'il ne se concrétise. Et si cet émetteur refuse d'agir, « il est possible d'établir des coûts avant la réalisation » du risque, que le producteur d'énergie « doit compenser à hauteur de sa part dans les émissions ». Le seul argument de « la distance importante entre les centrales électriques » de RWE et le lieu de résidence du plaignant au Pérou « ne saurait constituer un motif suffisant pour considérer le recours comme non fondé ».
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