Si le basalte est désormais connue comme la principale ressource de l’altération forcée de roche (ERW), qui permet de stocker du carbone en épandant certaines roches broyées sur des sols agricoles, la « farine » de roche groenlandaise gagne aussi en notoriété, comme en témoigne un récent article de la revue Sésame. « L'inlandsis groenlandais broie lentement le paysage sur lequel il repose en une poudre très fine », résumait sur son site en 2023 l’université de Copenhague en 2023, qui a produit une étude sur son potentiel. Des chercheurs ont répandu la poudre sur des champs, résultat : elle « peut être utilisée pour capturer de grandes quantités de CO2 ». En imaginant qu’on l'épande sur « toutes les terres agricoles du Danemark », on capterait « plus de 27 Mt de CO2 ». « C’est une solution simple », indique la chercheuse Christiana Dietzen (même site) et « contrairement à d’autres sources de minéraux silicatés, la farine de roche glacière ne nécessite aucun traitement, et la quantité disponible au Groenland est illimitée ». 250 kg de CO2 par tonne de « farine » pourraient être captés (The Guardian, 2023). Si les chercheurs voient dans l'ERW une technologie très prometteuse pour le climat, car simple à déployer, ils appellent toutefois à des recherches rapides et approfondies sur ses conséquences pour les sols, la biodiversité et la santé humaine. Autant de risques encore largement méconnus.
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