Lors d'une rencontre avec la ministre de l'Agriculture le 15 juillet, les principales organisations du secteur viticole, dont le Cniv, la Cnaoc, la FNSEA et les JA, ont demandé des moyens financiers supplémentaires, notamment pour décliner les dispositions du futur paquet vin européen. Dans le détail, elles demandent une nouvelle aide à l'arrachage, définitif et temporaire, l'ouverture de la distillation des vins vers des biocarburants, la «bonification de la biocarburation si couplage avec un arrachage», l'évolution des aides de trésorerie «pour éviter les faillites à court terme», une «aide à la restructuration économique» des caves coopératives, et enfin des «évolutions d'Egalim pour garantir une juste rémunération aux producteurs». Pour les financer, la filière demande notamment à la ministre qu'elle sollicite les fonds de réserve de crise de l'Union européenne. Les organisations présentes estiment que la ministre a été «à l'écoute». En matière de trésorerie, la ministre aurait proposé d'établir un état des lieux après les vendanges, afin «d'adapter le produit bancaire adéquat». Le guichet de la première campagne nationale d'arrachage est sur le point de s'achever ; les viticulteurs ont jusqu’au 21 juillet pour déclarer leurs arrachages de vignes, jusqu’au 22 juillet pour déposer leur demande de paiement.
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