60% des cultures irriguées sont menacées par un stress hydrique «extrêmement élevé», a rapporté le World Resources Institute (WRI) dans un rapport publié le 16 août. Ce stress «élevé» signifie qu’au moins 40% des ressources en eau disponibles sont consommées, entraînant des concurrences locales entre les différents usagers. Parmi les cultures particulièrement concernées figurent la canne à sucre, le blé, le riz mais aussi le maïs. Cette institution de recherche environnementale a par ailleurs publié un atlas sur les pénuries d’eau, actuelles et à venir, sur sa plateforme de données baptisée Aqueduct. Aujourd’hui, 4 milliards de personnes affrontent d’ores et déjà un stress hydrique «élevé» au moins pendant un mois par an. Après avoir examiné des séries de données de 1979 à 2019, le WRI estime que la part de la population concernée par ce problème pourrait s’élever à près de 60% dès 2050. Par ailleurs, vingt-cinq pays relèvement d’un stress «extrêmement élevé», où le déséquilibre entre leur consommation et leurs réserves en eau atteint au moins 80%. D’ici le milieu du siècle, un milliard de personnes supplémentaires pourraient vivre dans des conditions de stress «extrêmement élevé», prévient le WRI.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…