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Eau : Irrigants de France et Thierry Burlot veulent un secrétariat d'État dédié

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À l'occasion du congrès du maïs le 19 novembre, les Irrigants de France (réseau FNSEA) accueillaient pour la première fois le président du comité de bassin Loire-Bretagne, Thierry Burlot, avec lequel ils s'accordent sur l'idée de revoir la gouvernance de l'eau, pour l'adapter au « grand cycle de l'eau ». Tout comme le président d'Irrigants de France Éric Frétillère, Thierry Burlot – par ailleurs président du Cercle de l'eau – propose de créer un secrétariat d'État à l'eau. Les deux hommes s'accordent aussi pour adapter au grand cycle de l'eau (précipitations) une gouvernance française créée pour le petit cycle de l'eau (distribution/traitement de l'eau). « On est passé du petit au grand cycle sans se poser la question du financement, de la gouvernance. On est en train d'utiliser des instances historiquement environnementales pour régler des problèmes de planification économique, a expliqué Thierry Burlot. Je ne vois pas de quel droit , en tant que comité de bassin, de quel droit je dispose pour travailler sur les objectifs agricoles de la France. » Éric Frétillère a annoncé vouloir revoir l'encadrement des Sage et des Sdage, notamment leur gouvernance, pour accroître la place des agriculteurs. Thierry Burlot s'est dit ouvert sur ce point. Candidat LREM-Modem-UDI malheureux à la présidence de la région Bretagne en 2021, M. Burlot propose de fixer des contrats d'objectifs entre les Sradet (plans régionaux économiques) et les Sdage. Il prépare actuellement un livre sur le sujet, en vue de peser sur la prochaine présidentielle.