Pesticides, nitrates, «polluants éternels»: le coût de la dépollution de l’eau promet d’exploser dans les prochaines années, s’est alarmée le 18 novembre l’association UFC-Que Choisir, pour qui collectivités et consommateurs ne doivent pas supporter seuls l’augmentation de la facture d’eau. Lors du Salon des maires de France qui s’est ouvert le 18 novembre, la question du coût de la gestion de l’eau est dans toutes les têtes, en témoignent les nombreuses conférences et tables au programme. Une étude publiée fin 2024, financée en partie par le ministère de la Transition écologique, estimait à 13 milliards d’euros par an les dépenses supplémentaires qu’il faudrait engager pour la politique de l’eau, dont 5 milliards rien que pour les coûts environnementaux. Les investissements dans des techniques comme la filtration membranaire, qui se chiffrent en milliards d’euros, sont supportables pour de grandes structures comme le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), compte tenu du large bassin de population concernée et des «économies d’échelle», mais «que vont faire les petites collectivités?», s’alarme Olivier Andrault. L’UFC-Que Choisir demande un «renforcement des procédures d’autorisation des pesticides», des «mesures préventives de protection des captages» et «une aide ciblée aux petites communes grâce à un relèvement de la redevance pour pollution diffuse» acquittée par les agriculteurs.
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