La CEPM (Confédération européenne de la production de maïs), prolongement européen de l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA), a exprimé le 14 octobre ses «inquiétudes vis-à-vis des facteurs de production», notamment les engrais azotés, pour lesquels elle réclame une suspension de droits anti-dumping. L'azote est «de plus en plus cher et difficile d’accès», selon un communiqué. «Dans ce contexte, la CEPM demande à la Commission européenne de suspendre les droits anti-dumping, qui frappent depuis 2019 les importations de solution azotée, pour favoriser l’approvisionnement du marché européen.» Une autre inquiétude concerne la protection des cultures. «Les solutions pour lutter contre les ravageurs du maïs se raréfient et des situations d’impasse se multiplient», pointe le communiqué. Et de critiquer la politique de l’UE «vers une agriculture de moins en moins performante». La CEPM tacle précisément la stratégie De la ferme à la table et ses «conséquences désastreuses»: «On ne peut pas à la fois prôner la souveraineté européenne et s’engager dans cette voie.»
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