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Engrais russes: au centenaire de l'AGPB, Genevard promet d'être «vigilante» sur les prix

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Quelques jours après que le Parlement européen a donné son feu vert au projet de Bruxelles d'augmenter les droits de douane sur les engrais importés de Russie et du Bélarus, «la France sera très vigilante sur l’évolution du prix et de la disponibilité des engrais pour les agriculteurs», a déclaré le 28 mai la ministre de l’Agriculture Annie Genevard dans un discours pour le centenaire de l’AGPB (céréaliers, FNSEA). Elle a rappelé avoir obtenu à Bruxelles des mécanismes «pour protéger les agriculteurs» avec un mécanisme de «stop and go» et l’absence de l’ammoniac dans les produits surtaxés. Elle a aussi réitéré son soutien à l’élargissement au blé des «freins d’urgence» déjà mis en place sur les exportations de certains produits agricoles ukrainiens vers l’Europe, après avoir rappelé l’importance pour la France de maintenir sa puissance céréalière. «Cette année, les conditions de culture sont plus normales et peuvent laisser espérer des rendements égaux et supérieurs (...) mais les prix ne sont pas au rendez-vous (...) et notre performance céréalière à l’export sera à surveiller de très près dans les mois qui viennent.» «Si demain on supprime les engrais d’origine russe ou biélorusse, il faut aussi supprimer les taxes de 6,5% sur les autres origines (Etats-Unis, Trinité-et-Tobago, Arabie saoudite, Maroc...) pour retrouver une offre cohérente, de nature à stabiliser les prix», plaide Eric Thirouin, président de l'AGPB, interrogé par l'AFP.