Peu connu en France où il est absent, mais implanté en Allemagne, Italie et plusieurs pays de l'Est de l'Europe, le discounter Penny a expérimenté, du 21 au 5 août, une semaine de vente de ses produits alimentaires à leur «vrai coût», c'est-à-dire en intégrant les coûts environnementaux dits «cachés» dans le prix de vente au consommateur. Les produits animaux et conventionnels ont subi les plus fortes augmentations: doublement pour les saucisses, +75% pour la mozzarella, selon le Guardian. Réalisée en partenariat avec les universités de Nuremberg et de Greifswald, l'expérimentation a pour but de créer «une base scientifique» pour «élargir la discussion sur les prix alimentaires», explique le distributeur dans un communiqué. Les profits ont été reversés à un projet d'installation d'éleveurs laitiers dans une filière engagée dans la réduction de son empreinte. Selon une récente étude parue le 15 mai dans la revue Nature Foods, les montant des externalités négatives créées par l'alimentation (hors alcools), que ce soit sur la santé humaine ou les milieux naturels s'élèvent à 14 000 milliards de dollars (Mrd$), l'équivalent de 17% du PIB mondial en 2018, en accordant notamment une valeur monétaire aux vies humaines, aux espèces ou aux écosystèmes.
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