Ils avaient trompé bouchers chevalins et consommateurs en leur vendant une viande impropre à la consommation humaine, provenant notamment de chevaux de laboratoire de la ferme Sanofi : vingt-quatre prévenus ont été condamnés, le 28 février, à Marseille, pour une vaste fraude commise il y a dix ans. À l'exception d'un marchand espagnol de chevaux, absent lors des débats et condamné à deux ans de prison dont un an ferme, l'ensemble des peines prononcées contre les 21 autres prévenus sont toutes couvertes par le sursis et s'échelonnent de deux à trente mois. Au-delà des chevaux Sanofi, les prévenus ont fait abattre des animaux qui ne devaient pas l'être pour des raisons réglementaires. L'audience a ainsi établi l'utilisation de passeports de chevaux morts pour fournir des papiers à des animaux n'en ayant pas, ou le recours au faux tampon d'un vétérinaire de Chambéry. Evoquant la «complaisance de professionnels sanitaires», le tribunal a condamné les huit vétérinaires qui étaient jugés à des peines de prison avec sursis allant de deux à six mois. Le procureur Jean-Yves Lourgouilloux avait pourtant requis la relaxe de quatre d'entre eux, estimant que rien n'établissait «qu'on bascule des carences professionnelles vers une intention frauduleuse». Un euro pour préjudice moral a été alloué à Sanofi, le montant que le laboratoire réclamait.
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