Quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi que 100 000 euros d'amende ont été requis le 11 juin au tribunal correctionnel de Reims contre un vigneron accusé d'avoir produit et vendu du faux champagne. La fraude, entre 2022 et 2023, a été estimée à 800 000 bouteilles, voire davantage, fabriquées avec des vins d'Espagne et d'Ardèche. Deux ans de prison avec sursis et 100 000 d'amende ont aussi été requis à l'encontre de son épouse pour les mêmes chefs d'escroquerie et usurpation d'appellation d'origine. Dénonçant « une logique de profit cynique et préméditée », la procureure a également requis pour le couple une interdiction définitive de gérer une entreprise et d'exercer une activité industrielle et commerciale en lien avec le champagne, ainsi que la confiscation de l'ensemble de leurs biens saisis et la destruction des bouteilles saisies. Enfin, elle a réclamé 300 000 euros d'amende pour leur holding, la SAS Chopin, pour détournement et abus de biens sociaux. L’accusé a dit avoir agi ainsi pour honorer un contrat qu'il avait avec la Scapest, la centrale d'achat Leclerc, qui lui mettait « une sacrée pression ». La Scapest avait acquis 200 000 bouteilles en 2022, mais qui n'est que « la petite partie de l'affaire », selon son avocat. Le jugement sera rendu le 2 septembre.
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