«Chaque entreprise doit comptabiliser ses émissions carbone sur les scope 1 (émissions directes, ndlr), 2 et 3 (émissions des fournisseurs ndlr) puis les communiquer aux acteurs financiers», préconise un rapport remis le 9 mars par Yves Perrier, président d’Amundi et vice-président de Paris Europlace, au ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Cette comptabilité, estiment les auteurs, pourrait s’appuyer sur plusieurs initiatives lancées pour développer des normes en matière extra-financière. Non seulement les travaux en cours autour de l’initiative européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), mais également son équivalent international, l’International Sustainability Standards Board, organisation présidée par Emmanuel Faber (ex-p-.d.g de Danone). Autant de cadres qui, selon le rapport, devront converger «autant que possible» sur l’aspect climatique. Une fois la méthode définie, les grandes entreprises et les banques «pourraient soutenir techniquement et financièrement les PME» dans leur application, prévoient les auteurs. Ces bilans carbone alimenteraient alors le bilan national afin que l’État, «en amont de chaque décision budgétaire ou projet législatif», puisse «évaluer l’efficacité carbone de l’euro dépensé».
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