Les marchés fonciers agricoles ont été au sommet en 2022, a indiqué le 25 mai la FNSafer. Des records sont atteints pour les terres et les prés, avec 480 400 ha de surfaces échangées (+2,7%) pour une valeur de 7,14 Mrd€ (+4,9%). La FNSafer note une hausse des transactions de biens loués, quand les biens libres bâtis marquent le pas. À 6130 €/ha (+3,2%), le prix des terres et prés libres non bâtis est au plus haut depuis le point bas de 1997. Des situations contrastées apparaissent néanmoins. «Le différentiel de prix se creuse entre les terres irriguées et non-irriguées», a souligné le président Emmanuel Hyest. Sur le marché des vignes, les surfaces échangées grimpent à 18 400 ha (+5,4%), du jamais vu en trente ans. La valeur régresse à 1 Mrd€ (-7,9%). Le marché des parts sociales connaît, lui, une accélération en 2022 avant la mise en œuvre, début 2023, de la loi Sempastous qui intensifie la régulation. Un nombre record de 9490 transactions (+24,8%) est enregistré. Enfin, le marché de l’urbanisation chute à 18 100 ha (-46%). Une évolution liée à l’objectif Zan (Zéro artificialisation nette), considère la FNSafer. «Je suis persuadé qu'un nouveau modèle de développement se met en place, sans consommation de terres agricoles», a considéré Emmanuel Hyest.
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