Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 9 octobre devant l'Hôtel de ville de Paris pour dénoncer «l'urbanisation massive» de l'Ile-de-France, conclusion de plusieurs «marches des terres» parties la veille des quatre coins de la région. «Sauvons Grignon du béton», «Plateau fertile, Saclay en péril»... les manifestants ont dénoncé la pression immobilière et les projets d'aménagement comme le Grand Paris Express qui grignotent des parcelles fertiles autour de la capitale, à leurs yeux indispensables à la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. «L'idée, c'est de faire prendre conscience aux gens qu'il y a des terres à préserver pour l'écologie de l'Ile-de-France», a expliqué Claire Bertrand, agricultrice bio en Seine-et-Marne, «ces terres servent à nourrir la population de Paris.» «On a envie de préserver ce qu'on a, de pas avoir de béton» pour «le stockage du carbone, la diversité des espèces cultivées, le refuge des animaux...», a-t-elle poursuivi. Au côté des nombreux collectifs organisateurs, quelques élus étaient présents, dont la députée LFI Mathilde Panot ou l'élue régionale écologiste Ghislaine Senée. Le 8 octobre, les manifestants s'étaient élancés de quatre points de contestation - Triangle de Gonesse (Val-d'Oise), Val Bréon (Seine-et-Marne), plateau deSaclay (Essonne) et Thoiry (Yvelines) - pour rallier la capitale.
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