Les produits déclassés permettent de réaliser en moyenne 19 % d’économies sur le poste “fruits et légumes” chez les professionnels de la restauration, révèle le grossiste Atypique, dans un communiqué de presse le 17 octobre. « Ces marges dégagées sont souvent réinvesties dans des produits labellisés, contribuant à des approvisionnements plus durables et cohérents avec les objectifs des établissements », signale l’enquête qu’il a menée auprès des restaurants. Mais, selon Atypique, cela soulignerait surtout un changement de regard des professionnels. L’enquête indique que 88 % d’entre eux disent intégrer ces produits avant tout pour des raisons éthiques : lutte contre le gaspillage, justice alimentaire, valorisation du travail des producteurs. Ils reconnaissent aussi que le déclassé aide à respecter la loi EGAlim (83 %) et à renforcer la stratégie RSE (75 %) Et ils sembleraient aussi bien conscients de l’impact auprès de leurs clients : 91 % des restaurateurs estiment que les produits déclassés améliorent leur image. « Les fruits et légumes déclassés ne sont pas une solution de repli, mais une opportunité de transformation. Ils réconcilient rentabilité et durabilité, en redonnant du sens à chaque assiette servie », en conclut Thibault Kibler, cofondateur d’Atypique.
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