Dans une étude publiée en 2022 dans la revue Movement Disorders, des chercheurs français ont mis en évidence, parmi une population de 180 patients atteints de la maladie de Parkinson, un lien entre la consommation d'annonacées et la sévérité des symptômes de la maladie. Méconnus en métropole, les fruits des plantes annonacées, comme le corossol, le cachiman ou le zatte, sont largement consommés aux Antilles, en Guyane ou à La Réunion, et contiennent une molécule dangereuse pour les neurones, l’annonacine, Plus leur consommation est élevée, plus la sévérité des symptômes de Parkinson augmente chez les malades. Un lien a également été établi avec le développement d'une forme sévère, le Parkinson dit «caribéen», indiquent plusieurs chercheurs interrogés par France info. « Pratiquement tous les malades qui développent cette forme atypique de Parkinson sont des consommateurs de corrosol, de pomme cannelle ou d'annonacées en général », explique l'un des auteurs de la publication, Patrick-Pierre Michel à France info. «Il y a encore du chemin à faire pour pouvoir bien comprendre le processus qui conduit à la maladie de Parkinson» et la consommation de certains fruits, tempère Jean-Médard Zola, neurologue au CHU de Guadeloupe, interrogé par France info. «Donc, dans ces conditions, nous incitons à la prudence. Mais nous ne sommes pas là pour affoler la population».
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