Dans un rapport paru le 18 juillet sur une mission d'appui à la filière française de sélection animale, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) rapporte que le projet Eurogenomics, lancé en 2009 pour faire émerger une alliance économique européenne dans la sélection des ruminants, est «en phase de démarrage progressif à partir de 2025». Le projet représenterait actuellement un budget de fonctionnement d’environ 3 M € par an pendant trois ans. Et le coût de l’index européen serait plus élevé que celui payé actuellement en France. Les auteurs du rapport font état de «discussions rugueuses entre acteurs de la filière bovine pour identifier les races intégrant le projet, avec des menaces de création d’OS dissidentes si les OS historiques n’acceptaient pas d’intégrer le projet». Pour l'heure, les races concernées sont les Prim’Holstein, Normande et Brune. Ils estiment que la pomme de discorde est la «question du coût de l'évaluation génétique de routine», avec un doublement attendu des frais de primo indexation «à terme (2 € par animal)». Toutefois, le coût du calcul «reste actuellement minoritaire dans le coût d'évaluation global facturé à l'éleveur (1 € par bovin primo indexé pour une prestation d'évaluation génomique facturée de l'ordre de 30 €)». La mission recommande de clarifier les objectifs, les coûts, et d'aligner la gouvernance en fonction.
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