Lors des Controverses de l’agriculture et de l’alimentation organisées par le groupe Réussir Agra le 16 février autour de la question de l’accès l’eau, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a déclaré qu’il ne souhaitait pas que le maïs devienne une «victime expiatoire». Alors que la France a affronté une sécheresse historique après un déficit record de pluies au printemps et en été 2022, la culture du maïs à été pointée du doigt pour les usages d’eau qu’elle entraîne durant les mois d’été. Reste que pour le ministre de l’Agriculture, «on ne peut se dire qu’il n’y a qu’à arrêter de produire du maïs pour supprimer le problème. C’est n’est pas si facile». Afin de garantir l’accès à l’eau, il estime que l’on doit «se poser territoire par territoire, en recourant à des données scientifiques». Il appelle notamment à ce que la France retrouve les compétences perdues en matière de connaissances hydrauliques. «Personne ne découvre que l’accès à l’eau est un sujet essentiel, mais la nouveauté est que nous faisons face à la puissance et à l’accélération du dérèglement climatique», souligne Marc Fesneau. Or, ces changements climatiques vont entraîner un stress hydrique dans des territoires pour qui la question était «étrangère à leurs périmètres», tels que la Bretagne, les Pays de la Loire, les Hauts de France.
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