Des militants écologistes et responsables syndicaux ont contesté en appel, le 3 décembre, leur condamnation pour avoir organisé, fin octobre 2022, un rassemblements interdit contre la réserve de substitution de Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Ils estiment que la justice leur a depuis donné raison, après avoir déclaré illégales, fin 2024, quatre réserves de substitution du Poitou, dont celle de Sainte-Soline, en raison d’un risque pour la survie d’une espèce d’oiseau protégée. « On voit aujourd’hui que la résistance a porté ses fruits », a souligné Julien Le Guet, porte-parole du collectif « Bassines Non Merci ». Aux côtés de Benoît Feuillu, porte-parole du mouvement Les Soulèvements de la Terre, M. Le Guet avait été condamné l’an dernier à des peines de prison avec sursis en première instance, tandis que le tribunal de Niort avait condamné à des amendes les responsables départementaux de la CGT et Solidaires. Tous les quatre contestent le statut « d’organisateurs » et on fait appel. L’audience porte exclusivement sur la mobilisation d’octobre 2022, mais elle intervient un mois après la publication de vidéos extraites des caméras-piétons que portaient les gendarmes lors des manifestations à Sainte-Soline, en mars 2023, émaillées de violences. On y voit des militaires effectuer des tirs « tendus » répétés de grenades et l’on entend révélant une volonté de blesser des manifestants.
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