À l’occasion du Salon de l’agriculture le 27 février, les semenciers ont demandé que leur accès à l’irrigation soit garanti en cas de restriction pour pouvoir fournir les blés, tournesols et maïs de demain, alors que la production de semences en France, premier exportateur mondial, a diminué depuis le début de la guerre en Ukraine. «Nous pouvons puiser dans les stocks. Mais si la production de semences baisse trop, nous risquons d'en manquer en 2025», a soutenu Didier Nury, président de l'Union française des semenciers (UFS) à l’AFP. Aussi, le président de l’UFS déplore-t-il que les «agriculteurs multiplicateurs n’aient aucune certitude sur l’accès qu’ils auront à l’eau en juillet, au moment clef de la floraison», alors que les dates de semis approchent. «Notre besoin en eau est faible, mais c'est maintenant que les agriculteurs font leurs choix de cultures et c'est donc maintenant qu'ils ont besoin de certitudes», soutient Didier Nury. Il souhaite que «la production de semences soit systématiquement protégée et considérée comme une culture spécialisée», pouvant déroger aux restrictions générales d’eau. Sur les 397 000 ha dédiés à la production de semences en France en 2022, 40% sont irrigués, soit 0,2 Mrd de m3 d'eau sur les 3,2 Mrd de m3 consommés par le secteur agricole chaque année. Selon l’UFS, cela représente «une part infime de l'irrigation agricole pour un milliard d'euros d'excédent commercial.»
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…