Le procès opposant la famille Grataloup au fabricant de pesticides Bayer (ex Monsanto) a débuté le 3 avril à Vienne (Isère), rapporte France Info le même jour (lire l’article ici). Les parents Grataloup tiennent la firme responsable des très graves malformations à la naissance de leur fils Théo, 17 ans aujourd’hui, suite à la manipulation de glyphosate par la mère durant sa grossesse. Cette dernière désherbait sa carrière d’équitation avec le produit commercialisé par Monsanto. « Il n’y a eu aucune exposition au glyphosate », a déclaré l’un des avocats de la firme, mettant en doute les témoignages en faveur de Sabine Grataloup, et la photo du bidon de désherbant incriminé. L’avocat a aussi mis en doute l’avis du comité d'experts du fonds d'indemnisation des victimes des Pesticides (FIVP), reconnaissant le lien entre les malformations à la trachée et l'oesophage de Théo et le glyphosate. De leur côté, les avocats de la famille Grataloup ont soutenu que la mère a pulvérisé le glyphosate pendant les premières semaines de sa grossesse quand le fœtus est particulièrement vulnérable ; que certaines études démontrent les risques du glyphosate pour le fœtus ; et que Monsanto a dissimulé les dangers du produits. Le tribunal de Vienne rendra sa décision le 31 juillet.
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