À l'occasion d'une rencontre avec la presse le 4 février, le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a indiqué qu'une loi sur la gouvernance locale de l'eau (Sage, Sdage, CLE), telle que portée par le syndicalisme majoritaire, n'était pas nécessaire, renvoyant ces réformes à l'initiative des échelons locaux. « On peut demander aux élus locaux de retravailler chacun la gouvernance de leurs Sage », explique l'élu breton. « Je suis favorable à ce que les agriculteurs aient une bonne place, mais attention. Il y aurait trop d'élus locaux ? Il ne faudrait pas renforcer les populismes et les lignes radicales. » Plus largement, le social-démocrate estime que « le sujet de l'eau ne peut être débattu à l'échelle nationale ». Et de promettre un « échec » à toute tentative de loi, comme prévu avec le futur projet de loi d'urgence agricole qui inclut un volet sur l'eau : « On ne peut pas mettre dans la salle des ONG, des agriculteurs, des industriels, des élus ; pour trouver un compromis national, il faut descendre à l'échelon local ». Loïg Chesnais-Girard rappelle sa proposition que les régions intéressées puissent prendre des compétences sur l'eau, à la place des agences de bassin, « trop loin du terrain selon lui ». Cela permettrait de coupler les politiques de l'eau avec les politiques économiques, dont les aides agricoles à l'investissement et l'installation que les régions ont déjà en charge. Quant au cas de la gouvernance des instances locales :
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