Dans un article publié le 25 mai, l’Institut du végétal Arvalis présente les résultats notamment économiques d'une expérimentation de grandes cultures bio sans apport extérieur d’azote. Lancé en 2009 à Boigneville (Essonne), cet essai a été conduit sur une parcelle de 5,2 ha. Un outil baptisé Systerre permet «d’extrapoler les résultats obtenus (…) à une exploitation de 300 ha pour 2 actifs», précise Arvalis. «Les résultats obtenus mettent en évidence de bonnes performances économiques», relève l’institut qui explique ces résultats par des «cultures à fortes valeurs ajoutées comme le blé à destination de la meunerie». Entre 2009 et 2022, le seuil moyen de commercialisation était ainsi de 205 €/t pour un prix de vente moyen de 404 €/t. Ce point fort est contrebalancé par «la présence dans la rotation de cultures moins rémunératrices mais dont la vocation agronomique les rend indispensables», précise Arvalis. Et d’ajouter que «c’est notamment le cas de la luzerne, dont le seuil de commercialisation moyen entre 2009 et 2022 est de 106 €/t pour un prix de vente moyen de 88 €/t ». Par ailleurs, la marge nette avec aides est en moyenne de 607 €/ha et de 138 €/ha sans les aides entre 2009 et 2022. «Même sans les aides, la marge nette de l’exploitation reste positive 12 années sur 14 depuis le début du dispositif», soutient Arvalis.
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