Quelques heures avant une réunion sur les répercussions de la guerre en Ukraine au ministère de l'Agriculture, la Confédération paysanne a dévoilé, lors d’une conférence de presse le 11 mars, ses doutes sur les réponses évoquées pour le secteur agricole. Pour résoudre les tensions sur l’énergie, les engrais, ou les produits agricoles, le syndicat demande le «contrôle du prix des céréales», un accompagnement d’urgence des éleveurs conditionné à un «plan de désengagement de la production animale industrielle», ainsi que «l’interdiction immédiate des cultures destinées à l’énergie». Estimant que les terres agricoles doivent avant tout servir à l'alimentation, «on ne peut pas renforcer à la fois la souveraineté alimentaire et la souveraineté énergétique», juge Nicolas Girod. Et de rappeler que «le bilan énergétique de la méthanisation et des biocarburants pose question». La Confédération paysanne se dit donc «en accord» avec la plupart des points soulevés par les ONG dans la lettre ouverte publiée le 10 mars.
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