«Nous nous dirigeons vers l’une des pires crises alimentaires», prévient Valentin Brochard, chargé de plaidoyer souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire. Comme il le rappelle, la guerre lancée par la Russie intervient dans un contexte de hausse continue du nombre de personnes en insécurité alimentaire depuis plusieurs années. Un phénomène aggravé depuis 2020 par les turbulences économiques créées par la pandémie de Covid-19 et par la hausse des matières première liée à la crise sanitaire ou à des événements climatiques extrêmes. Pour éviter la catastrophe au Liban, en Égypte ou en Érythrée – qui dépendent tous à plus de 70% du blé russe ou ukrainien selon la FAO –, le CCFD souhaiterait que la communauté internationale s’accorde pour offrir «une réponse politique orchestrée». Sécurité alimentaire pour la zone de conflit, évaluation des stocks publics et privés de céréales, réactivation de la suspension de dette pour les pays les plus pauvres: «La France doit de toute urgence saisir le Comité sur la sécurité alimentaire mondiale», alerte Valentin Brochard. Cette instance internationale, rappelle-t-il, n’a aucun pouvoir de décision, mais elle pourrait faciliter la coordination des mesures entre États et entreprises.
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