Dans un message sur LinkedIn, Thomas Le Rudulier, Délégué général de la Fédération Jardineries Animaleries France dresse un constat inquiétant de la filière française du jardin, en regard de certains voisins européens. Selon les données Eurostat qui isole désormais le jardin, jusqu'ici associé aux jouets et au matériel de sport, le marché français aurait reculé de 14% entre 2017 et 2025. Parallèlement, sur la même période, la part du budget consacrée au jardin progresse de 18 % en Allemagne, de 10 % aux Pays-Bas, de 8 % dans l'Union européenne. « Un ménage allemand consacre aujourd'hui 9,31 pour mille de son budget au jardin. Un ménage français, 5,21. Près de 80 % de plus outre-Rhin » précise le délégué général. A ses yeux, l’effet prix n’explique pas la situation : « En France, les prix du jardin ont augmenté de 24 % depuis 2017, contre 23 % pour l'ensemble des produits. Le prix relatif est donc quasi stable. Une fois cet effet corrigé, le recul en volume reste de l'ordre de 11 %. » Thomas Le Rudulier considère que l’aspect « pouvoir d’achat » n’est pas le seul : « Ce qui est acquis, en revanche, c'est qu'on ne peut plus mettre ce décrochage sur le compte de la conjoncture. Huit ans, ce n'est pas un accident, c'est une tendance ».
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