Comme prévu, la Commission européenne a publié, le 5 juin au Journal officiel de l’UE, les mesures de transition UE/Ukraine destinées à remplacer les mesures commerciales autonomes. Concrètement, l’acte d’exécution et ses annexes prévoient un retour aux quotas en franchise de droits qui étaient en vigueur avant la guerre, mais avec un prorata sur sept mois, du 6 juin au 31 décembre 2025. Au niveau sectoriel, le blé, l’orge, le maïs, la viande bovine, les produits laitiers, la viande porcine, les œufs et la viande de volaille sont concernés. Une publication qui a été saluée par l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) évoquant « un signal fort » qui « répond aux alertes répétées des producteurs de céréales ». « C’est un premier pas dans la bonne direction, que nous défendons depuis le début, afin de garantir une concurrence loyale, préserver la stabilité des marchés et maintenir l’intégrité du marché unique », a réagi Éric Thirouin, président de l’AGPB. À présent, l’organisation pousse pour maintenir le blé et l’orge parmi les produits sensibles alors que Bruxelles et Kiev mènent des négociations pour une solution pérenne dans le cadre de l’accord d’association.
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