Comme attendu, l’Union européenne et l’Ukraine ne sont pas encore parvenues à un compromis sur les suites à donner à leur accord agricole qui expire début juin, et les Européens vont appliquer des mesures transitoires, ont décidé les Etats membres le 22 mai. Le dispositif revient aux quotas en vigueur avant la guerre, mais avec un prorata sur sept mois, de juin à décembre 2025, comme prévu dans le projet d'acte d'exécution consulté par Agra mi-mai. Dans une lettre en date du 12 mai adressée à la présidente von der Leyen, le Copa-Cogeca (et sept autres associations agricoles sectorielles) s’alarmait de la proposition, estimant que Bruxelles devrait s’en tenir à l’accord d’association tout en considérant les contingents tarifaires comme entièrement épuisés pour 2025. Pour eux, appliquer des quotas au prorata équivaut à «une dilution inacceptable du cadre protecteur de l’accord.» Pour soutenir Kiev face à l’invasion russe, l’UE avait instauré depuis 2022 une exemption de droits de douane sur des produits agricoles ukrainiens. Depuis, les agriculteurs européens dénoncent régulièrement la concurrence ukrainienne qu’ils jugent déloyale. Devant leur colère, Bruxelles avait prolongé le dispositif pour un an en 2024 en ajoutant des restrictions: un plafond maximum pour certains produits détaxés comme les volailles, les œufs, le sucre ou le maïs. Cet accord arrive à expiration le 5 juin.
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